Travailler sur une maquette BIM présente de nombreux avantages : en partageant et retravaillant le même document, on s’assure de la continuité des données et du bon partage d’informations à tous. Seul problème : si une erreur n’est pas remarquée, et se répète à chaque version de la maquette, elle risque d’entamer sérieusement l’efficacité du processus de construction ou d’exploitation ! Afin d’éviter tout risque technique ou réglementaire, nous avons mis sur pieds une méthodologie pour le contrôle qualité des maquettes BIM.

Nous résumons cette méthodologie dans une infographie que vous pouvez recevoir en vous inscrivant à notre newsletter ici ou en cliquant ici!

Les principaux contrôles qualité

Il existe 9 types de contrôles qui s’intéressent à la forme, mais aussi au contenu d’une maquette BIM. En vérifiant ces 9 points,on s’assure que les collaborateurs de la maquette sont capable d’identifier et d’analyser un élément.

 

Les 9 types de contrôles sont :

  • Le nom du fichier
  • La géolocalisation et l’orientation des éléments
  • Le nom des bâtiments, étages, zones et espaces
  • L’utilisation correcte des objets
  • La structure et la dénomination des éléments
  • Le système de classification
  • L’affectation correcte des matériaux aux objets
  • Les risques de doublons et d’intersections
  • La saisie des bonnes informations au bon endroit

 

Pour découvrir le détail de ces 9 points de contrôle, téléchargez notre infographie en vous inscrivant à notre newsletter ici ou en cliquant ici!

Vérifier la présence des propriétés et des attributs

Pour garantir l’interopérabilité des logiciels métiers et permettre à tous nos collaborateurs de parler le même langage, nous utilisons le format IFC (Industry Foundation Classes). Si celui-ci présente de nombreux avantages en terme d’interopérabilité, il convient de savoir l’utiliser correctement ! Pour chaque objet, il faut donc valider que toutes les informations demandée (par la maîtrise d’ouvrage par exemple) sont renseignées, justes et placées au bon endroit.
Pour recevoir l’infographie récapitulative des étapes du contrôle qualité d’une maquette BIM, inscrivez-vous à notre newsletter ici ou cliquez ici!

 


Socotec et Move to BIM se sont associés pour proposer un service qui optimise le contrôle technique : BIMdata.io est une plateforme qui simplifie la vérification des maquettes BIM tout en étant un outil de collaboration puisqu’elle permet aux membres d’une équipe de visionner et d’éditer la maquette en ligne !

Le contrôle qualité des maquettes BIM

Le BIM est une nouvelle technologie qui bouleverse les pratiques techniques mais aussi managériales du secteur de la construction et de l’exploitation immobilière. En proposant une même maquette 3D à tous les acteurs de la construction, de la conception d’un immeuble à sa gestion, le BIM limite les incompréhensions et offre une base de discussion commune à tous les corps de métiers. Bien sûr, une maquette co-construite par différents acteurs, c’est une maquette qui court le risque d’être truffée d’erreurs ! C’est tout le rôle d’un logiciel de contrôle qualité des maquettes, un “checker”. Un checker, c’est donc un algorithme qui va analyser les données géométriques et alphanumériques des maquettes BIM pour vérifier que celles-ci sont cohérentes entre elles, mais également vis-à-vis de la réglementation. C’est par rapport à la réglementation que le partenariat avec Socotec permet à BIMdata.io de franchir une nouvelle étape puisque le logiciel peut proposer des contrôles automatiques des normes d’accessibilité et d’accoustique. En cas d’incohérence technique ou réglementaire, le checker vous fait remonter l’information avec un “post-it” géolocalisé dans la maquette numérique !

BIMdata.io : un checker collaboratif et une API qui intègre la visionneuse BIM à vos logiciels métiers.

Aujourd’hui, BIMdata.io, c’est un BIM Checker qui analyse vos maquettes BIM : il permet de les visionner et de les modifier en ligne, mais aussi de les intégrer aux logiciels métiers via une API. Grâce à une interface de programmation simplifiée, il est possible de connecter le viewer IFC et les données des maquettes numériques à n’importe quels outils (GMAO, plateformes collaboratives, ERP, etc). Les usages sont illimités !


Le BIM et la Blockchain sont deux technologies qui ont vu leur popularité croître ces dernières années, à mesure que le champs de leurs usages s’élargissait. Aujourd’hui, la question se pose des connexions possibles entre ces deux outils pour le domaine de l’immobilier : tous deux favorisent plus de transparence, ainsi que la transversalité des métiers. Quels liens peuvent exister entre le BIM et la Blockchain ? Dans un domaine où la collaboration entre différents corps de métiers est clé, on peut envisager l’usage du BIM et de la Blockchain comme une réponse à l’épineuse question de la confiance entre les différentes parties prenantes d’un projet immobilier.

Cet article est en partie traduit d’une publication universitaire du Dublin Institute of Technology (en anglais) disponible ici.

La Blockchain : rapide définition et usages dans l’immobilier.

La blockchain est une technologie qui permet de stocker et échanger des informations de manière sécurisée : concrètement, c’est un outil qui lie des blocs d’informations entre eux (les fameuses “chaînes de blocs”) de façon à créer un maillage indépendant et donc, théoriquement, incorruptible. La blockchain est une technologie de plus en plus populaire dans les domaines de la finance et du juridique puisqu’elle doit permettre d’éviter les erreurs humaines et toute forme de détournement.

Dans l’immobilier, on retrouve donc de nombreux projets qui s’intéressent à la blockchain. Pour l’achat bien sûr, et notamment pour gérer et certifier les transactions financières et les démarches administratives qui y sont liées, mais aussi pour la location entre particuliers, la location de bureaux et la gestion de contrats entre professionnels. Plus largement, de nombreuses initiatives s’intéressent également à la blockchain pour mieux gérer l’approvisionnement énergétique des logements, et favoriser ainsi la production d’électricité locale et renouvelable.

BIM et Blockchain : la confiance au coeur de la collaboration métier.

Le BIM présente de nombreux enjeux techniques, notamment pour ce qui est de la construction et l’entretien de bâtiments via l’usage d’une maquette numérique. Pourtant, au-delà du progrès technique, le BIM est surtout un nouvel outil au service de la transversalité et du dialogue entre métiers. En fédérant les différents acteurs de la construction, rénovation et gestion d’un bien immobilier, le BIM propose une base de discussion commune. C’est un outil de communication et de management qui bouleverse progressivement le cloisonnement qui existait auparavant entre les différents corps de métiers. C’est ce qu’on appelle le “Network Effect” (ou “Effet de Réseau”) : lorsqu’il y a effet de réseau, la valeur d’un produit ou d’un service dépend de la quantité de personnes qui utilisent ce produit ou ce service. Dans le cadre du BIM, les maquettes numériques voient leur valeur ajoutée croître à mesure que des corps de métiers différents y ont recours. Cette nouvelle façon de penser le monde de la construction, de la rénovation et de l’exploitation de patrimoine bouleverse les modes de management actuels. Le BIM abaisse les barrières temporelles (le gestionnaire de patrimoine peut suivre le chantier dès le début de la construction) mais aussi hiérarchiques : tout le monde a accès au même niveau d’information, et est, par conséquent, plus responsabilisé.

Le BIM est donc une technologie disruptive, sur le plan technique, mais aussi sur le plan managérial. Passer au BIM c’est accepter d’abandonner des processus qui avaient leurs défauts, mais qui fonctionnaient malgré tout et dans lesquels tout le monde avait foi. Convaincre ses collaborateurs, à tous les niveaux, que le BIM est une solution plus efficace et moins coûteuse, cela requiert une base technique solide. Il faut être capable d’inspirer rapidement confiance aux parties prenantes. Et c’est dans la sécurisation de ces processus que peut intervenir la blockchain. Puisque c’est une technologie qui garantit des échanges de données transparents et incorruptibles, elle constitue un argument de poids dans la gestion du changement ! Pour favoriser le passage à de nouveaux modes de travail et intégrer le BIM dans les processus de communication entre les parties prenantes, il faut être capable d’atteindre des niveaux de confiance similaires, sinon supérieurs à ceux qui étaient atteints. Et grâce à des technologies comme la blockchain, les professionnels du BIM auront bientôt un nouvel argument dans leur besace pour favoriser la transition digitale du monde du bâtiment.

 


BIM in Motion se rajoute une nouvelle casquette et devient institut de formation. Dès la rentrée, nous vous proposons, pour vous et vos équipes, des formations au BIM et à ses enjeux.

Envie de découvrir le programme de notre formation ? Demandez notre plaquette de formation à [email protected] .

Nous avons également été sélectionnés par le FAFIEC pour mener des actions de formation au BIM avec des modules spécifiques sur les outils de modélisation et le BIM management. Découvrez nos formations FAFIEC ici.

Pourquoi faire une initiation au BIM ?

Le BIM a la réputation d’être un sujet ardu pour les non-initiés. Pour beaucoup, parler de BIM c’est forcément mettre le pied dans une conversation technique qui ne les concerne pas, voire qui se limite à une branche opérationnelle dédiée à la mise en place de l’outil. En réalité, s’il repose sur des processus extrêmement techniques, le BIM représente un véritable bouleversement des métiers de l’immobilier. Au-delà de l’aspect technique, implémenter le BIM dans une entreprise, c’est donc d’abord se poser la question de la gestion du changement pour ses collaborateurs. Et pour que ceux-ci s’approprient pleinement  ce nouvel outil, il est important qu’ils en comprennent le fonctionnement et les enjeux. Une initiation au BIM, c’est donc découvrir les grands aspects de la gestion de projet par le BIM, ses spécificités juridiques, pratiques et économiques, mais aussi ce qu’il apporte à votre entreprise et les changements que cela implique.

Découvrir le BIM au cours d’une journée de formation

Nous avons donc mis au point une journée de formation et d’initiation au BIM destinée aux acteurs de la construction. Sur une journée, ceux-ci participent donc à 4 modules articulés autour des 4 thèmes suivants :

  • Les principes du BIM : contexte, évolutions et aspects techniques
  • Les enjeux et usages du BIM : identifier les apports du BIM pour chaque métier et les mettre en oeuvre dans divers cas pratiques. Connaître les outils et documents associés au BIM.
  • La découverte des logiciels BIM : utiliser les viewers de maquettes numériques et en explorer les fonctionnalités.
  • Prise en main de logiciels BIM : Manipuler, commenter et challenger une maquette numérique.

A l’issue de la journée de formation, les participants sont évalués sur leurs acquis via la rédaction d’une note de synthèse qui reprend les différents usages du BIM et la façon dont ceux-ci peuvent s’appliquer dans l’entreprise de chacun.

En une journée de formation, les participants se sont donc appropriés les usages et les enjeux du BIM et sont capables d’envisager l’application de l’outil au sein de leur entreprise. Cette formation s’adresse à tous les corps de métiers qui pourront être impactés par le BIM, et on peut y retrouver toutes les fonctions, de la direction au management en passant par les ingénieurs et les techniciens.

Bien sûr, notre programme de formation n’est pas figé, et nous nous adaptons aux besoins, envies, et contraintes de temps des équipes avec lesquelles nous travaillons. Il est possible d’approfondir un sujet, comme la gestion de projet BIM, ou, au contraire, de faire un tour le plus large possible des possibilités offertes par le BIM. N’hésitez pas à nous contacter pour en discuter !


En début d’année 2017, le PTNB a lancé un appel à projets dédié à l’accompagnement des maîtres d’ouvrage publics et privés pour les former sur l’utilisation du BIM sur des bâtiments déjà existants. 3 projets gérés par BIM in Motion ont été sélectionnés pour faire partie des 11 lauréats de l’appel à projet.

Pour le PTNB, l’objectif de cet appel à projets est de comprendre au mieux les enjeux de la numérisation des bâtiments, en se basant sur des projets réels. Le fait d’avoir sélectionné des projets menés par BIM in Motion est révélateur de la confiance du PTNB dans notre expertise, mais aussi dans notre vision du BIM comme un outil d’avenir.

Tour d’horizon des 3 projets portés par BIM in Motion, et sélectionnés par le PTNB.

Vous pouvez retrouver le résultat de l’appel à projets ici.

Batigère Île-de-France : réhabilitation de la tour H15 à Beaugrenelle

Nous vous parlions déjà ici de la confiance que Batigère avait accordée à BIM in Motion : c’est le projet de la tour Beaugrenelle qui a été sélectionné par le PTNB. Construite en 1979 au coeur de Paris, il s’agit d’une tour d’habitation de plusieurs centaines de logements qui est en pleine rénovation : les travaux ont pour but de limiter la perte thermique, et la numérisation du bâtiment s’est imposée, logiquement, pour mieux entretenir le lieu, et favoriser le lien entre les différents acteurs liés à l’exploitation de ce bâtiment.

BIM in Motion a été sollicité par Batigère pour les aider à formaliser un plan d’action et de transition BIM pour la gestion de patrimoine. Celui-ci prendra en compte : les besoins matériels et logiciels, les effectifs à y consacrer, les formations à réaliser, les changements organisationnels à envisager, le temps à prévoir et les coûts estimés.

Foncia Strasbourg : comparaison méthodologique du BIM dans un ERP

A Strasbourg, c’est une copropriété d’habitation qui a pris la décision de profiter de la modernisation de son immeuble sur le plan thermique, pour y intégrer de nouvelles technologies. BIM In Motion a donc été sollicité pour accompagner cette copropriété test sur sa transition vers la maquette numérique. En phase amont, BIM in Motion interviendra sur la rédaction du cahier des charges BIM. Une fois la numérisation effectuée, nous serons à nouveau sollicités pour analyser la pertinence des livrables et accompagner la maîtrise d’ouvrage pour intégrer ceux-ci correctement dans leur ERP de gestion. Vis-à-vis du PTNB, nous ferons également office de lien puisque nous rédigerons directement les livrables attendus dans le cadre de cet appel à projet.

Foncia IPM : construction d’un bâtiment tertiaire neuf à Paris

BIM in Motion a été sélectionné par Foncia IPM pour accompagner les gestionnaires de patrimoine de bâtiments tertiaires à la transition numérique. Foncia IPM s’est fixé des objectifs ambitieux : faciliter la prise en main des bâtiments tertiaires, rendre les processus plus transparents, gagner en productivité et améliorer la relation avec les locataires. BIM In Motion interviendra donc sur toute la formation des gestionnaires de patrimoine, afin d’identifier les besoins de ceux-ci en formation BIM, mais aussi en gestion du changement et sensibilisation à l’utilité de la maquette numérique.


Véritable révolution technologique et managériale, le BIM s’impose peu à peu dans le secteur du bâtiment comme un incontournable de la construction et de la gestion de patrimoine. Si il y a encore peu de professionnels qui se positionnent sur cette technologie, c’est aussi parce que la formation au BIM est encore peu structurée en France : pour beaucoup, il est important de se faire accompagner dans cette démarche ! Aujourd’hui, on vous propose un point sur les certifications BIM disponibles actuellement, et pour celles qui y accolent une formation, sur la qualité de celle-ci.

La certification BIM en France : des formations qui se structurent

En France, pour qu’une formation soit reconnue sur l’ensemble du territoire, celle-ci doit être inscrite au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Pour le moment, il n’existe aucune certification exclusivement liée au BIM qui soit inscrite dans ce répertoire, mais l’Education nationale joue un rôle moteur dans la refonte de nombreuses formations professionnalisantes afin de proposer des diplômes d’Etat qui formeront les experts du BIM de demain. Les étudiants souhaitant se former au BIM devront, en attendant, se contenter de modules supplémentaires ajoutés à certains diplômes professionnalisants : si ces formations ne sont pas aussi complètes qu’un diplôme exclusivement dédié au BIM, celle-ci auront au moins l’avantage d’être reconnues en France et en Europe.

Pour les professionnels cherchant à se former, en revanche, l’offre en formation continue reste donc éparse, et de qualité fluctuante. La plus complète et reconnue aujourd’hui est la certification “chef de projet BIM” proposée par l’École des Ponts et Chaussées Paristech, où nous avons le plaisir d’intervenir en tant qu’experts du BIM, sur les modules gestion de projet ainsi que sur les outils BIM. Celle-ci s’adresse aux professionnels qui ont déjà une connaissance des outils numériques du bâtiment et qui cherchent à se former plus spécifiquement sur la démarche et les outils BIM. En une année, ils bénéficient d’une formation complète allant des méthodes de modélisation 3D au management de projet BIM, en passant par les spécificités juridiques et économiques du BIM.

Pour découvrir la certification “chef de projet BIM” de l’École des Ponts et Chaussées, rendez-vous sur leur site.

Côté anglo-saxon, un système de certification qui fonctionne

Au Royaume-Uni, où le secteur du bâtiment est tout autant impacté par le BIM, deux systèmes de certification sur l’aspect méthodologique sont reconnus : le RICS et le BRE. Ces deux institutions permettent à un professionnel de se former au métier de BIM manager : il a ainsi la possibilité d’acquérir des compétences managériales et, surtout, de passer une certification qui valide son expertise métier et lui assure une crédibilité en tant que spécialiste du BIM. Chez BIM In Motion, Stanislas Limouzi  et Yanni Roua sont, par exemple, doublement certifiés par BRE et RICS.

Pour les entreprises, les Anglais ont également mis au point une norme de gestion de projet BIM qui valide la capacité d’une entreprise (MOE, constructeurs, etc) à mettre en place des méthodologies et des outils BIM efficaces. C’est notamment le groupe anglais BSI qui s’est positionné sur cette certification, au regard du PAS 1192-2 qui récapitule les compétences et bonnes pratiques à avoir pour atteindre un BIM de niveau 2. Ces PAS 1192 ont inspiré les Européens pour la mise en place d’une norme ISO similaire (ISO 19650), dont on vous parlait ici, et à laquelle devront bientôt se plier les experts du BIM, en France, et ailleurs.

Parce que le BIM est un outil qui sera amené à être extrêmement répandu dans un futur proche, la question de la normalisation de la méthodologie et surtout de l’évaluation de la démarche qualité est centrale. Chez BIM in Motion, dans une démarche d’amélioration continue, nous avons fait le choix de nous certifier ISO 9001-2015. Concrètement cette certification exige de définir précisément nos processus métier par une démarche 100% BIM et d’y intégrer également des processus de management de la qualité. Pour toutes ces raisons, et parce que pour nous, le BIM est une méthodologie vouée à se démocratiser, nous sommes également enregistré en tant que prestataire de formation conformément aux dispositions de l’article R.6351-6 du Code du Travail, et intervenons régulièrement sur des formats intra-entreprise (initiation au BIM et perfectionnement à la gestion de projet BIM).


Le PTNB (Plan Transition Numérique du Bâtiment) est une initiative gouvernementale qui date de 2014 et qui vise à démocratiser l’usage d’outils digitaux dans le secteur du bâtiment. Le BIM, véritable révolution technique et managériale est bien évidemment au coeur de ces réflexions et le PTNB s’est saisi de la question de sa normalisation. Parce que faire du BIM oui, mais pourquoi et comment ? En tant qu’expert du BIM, Stanislas Limouzi, cofondateur de BIM in Motion, a participé au groupe de travail du PTNB chargé de la feuille de route “normalisation du BIM”. L’objectif de ce groupe de travail : éditer une feuille de route sur les actions de pré-normalisation et de normalisation du BIM, afin de comprendre et valoriser au maximum la filière construction nationale. Ce sont donc des experts, des industriels et des spécialistes juridiques qui ont participé à cette initiative afin de mettre en avant les spécificités du monde du bâtiment en France, et de les prendre en compte au mieux dans la stratégie d’implémentation du BIM sur le territoire

Découvrez la feuille de route du PTNB ici.

Une feuille de route complète qui mesure l’impact du BIM pour les entreprises françaises

La feuille de route éditée par le PTNB reprend donc les actions de pré-normalisation et de normalisation qui prennent actuellement place au niveau français, mais également au niveau européen et national. Pour les entreprises françaises, toutes ces normes en préparation vont bouleverser leur mode de fonctionnement puisqu’elles deviendront un passage obligatoire pour une reconnaissance au niveau national et européen de leur expertise. La feuille de route “normalisation” met donc l’accent sur l’importance de comprendre les usages des entreprises françaises, quelle que soit leur taille, afin de limiter l’impact négatif que pourraient avoir ces normes et en maximiser, au contraire, les conséquences positives. Pour cette raison, l’accent est mis sur la méthodologie BIM, qui est presque aussi importante que la technique, puisque c’est celle-ci qui garantira le passage de tous les acteurs de la filière du bâtiment au BIM, des architectes aux gestionnaires de patrimoine, en passant par les constructeurs et la maîtrise d’oeuvre.


Le PTNB (Plan Transition Numérique du Bâtiment) a missionné Stanislas Limouzi, cofondateur de BIM in Motion, pour participer au groupe de travail sur la normalisation du BIM en France et en particulier au sein des groupes de travail sur le BEP (BIM Execution Plan), les classifications et les futures normes ISO 19650.  Ces normes sont portées auprès des instances ISO et CEN par le groupe de travail britannique qui a rédigé les PAS 1192-2 et PAS 1192-3. Elles devraient être publiées cette année. Le CEN (Comité Européen de Normalisation) a d’ailleurs récemment mis à disposition les versions préliminaires des normes ISO 19650-1 et 19650-2 relatives à la gestion de projet BIM et sont disponibles pour commentaires.

Les normes sont consultables ici (en anglais pour 20 livres) et ici (en français pour 61 euros) avec un accès gratuit au sommaires de cette future norme ISO de Gestion de projet BIM.

Pour suivre les évolutions de ce projet de normalisation, n’hésitez pas à suivre la page linkedin de BIM in Motion sur laquelle nous publions régulièrement des mises à jour concernant les différents projets institutionnels dont nous faisons partie.


BIM in Motion a été sélectionné par la ville de Montpellier pour accompagner la transition de ses équipes à la Direction Architecture et Immobilier, vers le processus BIM. Parce que la ville de Montpellier voulait donner un élan opérationnel à cette transition numérique, nous leur avons proposé l’implémentation d’une BIM stratégie selon deux scénarios. Si c’est la méthodologie du “soft landing” qui a été privilégiée, c’est l’occasion pour nous de revenir sur les deux grandes méthodes qui existent lorsqu’un gestionnaire de patrimoine décide d’évoluer vers le BIM management : le “big bang” et le “soft landing”.

Passer au BIM gestion : comprendre les enjeux de la transition

Le passage au BIM ne se fait pas simplement pour un gestionnaire de patrimoine. Celui-ci doit d’abord effectuer un lourd travail de repérage afin de comprendre les enjeux sous-jacents au passage vers le BIM. C’est lors de ce travail de diagnostic que celui-ci identifie les usages et pose les procédures. Traditionnellement, le bailleur a recours à un ou quelques projets pilotes qui permettent à l’équipe de se former et aux prestataires de cadrer les besoins de leur client. L’objectif, pour un gestionnaire de patrimoine, est d’avancer au moyen d’évolutions suffisamment petites et mesurables pour éviter de s’engager trop rapidement sur une solution lourde, coûteuse, difficile à faire évoluer, et dont le retour sur investissement ne peut pas encore se calculer. C’est tout le principe du projet pilote qui est là pour commencer à travailler sur une petite échelle et envisager ensuite l’extension de la méthode à l’ensemble du parc immobilier d’un bailleur.

Cette vision pragmatique, qui vise à explorer les processus BIM gestion pas à pas s’appuie sur une philosophie agile : on s’ajuste perpétuellement en fonction des retours et de l’expérience qui est accumulée au fur et à mesure. A titre d’exemple, les exigences liées à la visualisation graphique et à la description des équipements d’un bâtiment s’adaptent constamment au rythme des allers-retours du projet pilote afin de savoir exactement quelle quantité d’informations est nécessaire.

Pour les bailleurs, si le BIM apparaît comme une technologie d’avenir, la question des objectifs et la clarté de la vision est primordiale. C’est tout le travail de prestataires AMO BIM, qui doivent les aider à appréhender les usages et mesurer l’impact, en terme de gain d’argent, de temps et de qualité.

BIM Big bang ou BIM soft landing, quézaco ?

Pour répondre au besoin des gestionnaires de patrimoine, deux méthodes d’implémentation du BIM existent. Il s’agit des scénarios “big bang” et “soft landing”. Le scénario “big bang” a longtemps été privilégié par les bailleurs. Il consiste à mettre en place une solution ad hoc très structurante qui permet de gérer l’ensemble des usages du BIM (de la lecture de plans aux états des lieux). Ce scénario implique d’informatiser le patrimoine en masse, en s’appuyant sur la documentation existante et en ajoutant des relevés sur site. Jusqu’ici privilégié des gestionnaires de patrimoine, c’est notamment cette méthode qui était employée, d’abord à petite échelle, sur un immeuble test.

Le scénario “soft landing” quant à lui, a émergé ces derniers mois grâce à l’arrivée sur le marché d’acteurs plus flexibles et notamment de startups qui travaillent autour de la technologie BIM. Cette méthode, qui a émergé au sein du BIM task group britannique, permet à la fois d’aligner les projets BIM avec les attentes des exploitants et des usagers. Ce scénario se base sur le système informatique existant en lui permettant d’intégrer des données issues du BIM (via une API ou des web services) et de modéliser tout ou partie de son parc via des solutions flexibles ( semi-automatisation des plans 2D en maquette BIM et intégration de données en masse). Pas de formation lourde et de renouvellement du parc informatique, donc. Pour le bailleur, c’est l’opportunité de bénéficier de données patrimoniales précises et fiables, le tout avec un coût progressif et une montée en compétence de ses équipes. C’est une manière agile d’opérer cette transition numérique pour un gestionnaire de patrimoine et de comprendre que la valeur du BIM se trouve dans l’usage.

BIM in Motion a intégré ces deux scénarios lors de différentes prestations d’AMO BIM. Si la méthode “big bang” est la plus connue, et celle que nous avons jusque là utilisée avec nos clients, notre implication dans l’écosystème startup BIM, nous a offert l’opportunité de mettre en oeuvre la méthode “soft landing” lors de notre conseil AMO BIM avec la ville de Montpellier. Le “soft landing” est un moyen plus rapide et moins coûteux de tester le BIM pour une infrastructure qui envisage de le mettre en place. En travaillant par à coups, les équipes ne perdent pas de vue leurs objectifs et s’approprient pleinement les usages du BIM, c’est un processus de co-construction qui favorise la conduite du changement. Une démarche en cours qui a beaucoup de succès et que nous sommes prêts à mettre en oeuvre chez vous !



Le salon BIMworld prendra place les 29 et 30 mars prochains à la Défense à Paris : Environ 150 exposants, professionnels du BIM, seront présents. Ce sont près de 30 000 visiteurs sont attendus lors de ces deux journées consacrées au BIM. Au programme : conférences, rencontres, et intervenants, au service de la transformation numérique des entreprises du bâtiment (le programme est disponible ici).

L’équipe de BIM In Motion aura le plaisir d’exposer au cours de ces deux jours pour présenter son expertise en AMO BIM, en BIM gestion et en méthodologie BIM. Professionnels, gestionnaires de patrimoine, constructeurs ou éditeurs de logiciel BIM, passez nous voir !

BIMworld : un salon dynamique qui oeuvre pour la transition numérique des entreprises françaises

Le salon BIMworld prendra place pour la troisième fois en 2017. Si il a déjà pris place dans plusieurs villes d’Europe, il revient à Paris et profite du dynamisme du marché immobilier français en matière de BIM. Le salon s’est donné pour mission de démocratiser les usages du BIM et de favoriser la transition numérique du secteur du bâtiment en France. L’événement s’articule donc autour des grandes tendances du BIM en France : transition vers le BIM, BIM gestion, problématiques techniques et interopérabilité des équipes, autant de questionnements qui animent actuellement le marché. Le salon s’adresse aux professionnels du domaine : maîtres d’ouvrage, exploitants, constructeurs, architectes, gestionnaires de patrimoine, industriels. Ce sont tous ces corps de métier qui seront fortement influencés par le BIM dans un futur proche. Vous vous reconnaissez ? Prenez votre invitation et passez nous voir les 29 et 30 mars prochains !

invitation-BIMworld

Nous rejoindre au salon BIMworld 2017

Lieu : Espace Grande Arche, Paris La Défense

Date : 29 & 30 Mars 2017

Horaires : 9h00 – 18h00

Pour s’inscrire, c’est ici. Code d’invitation : EXB9001